Compter ses calories : bonne ou mauvaise idée ?

Compter ses calories semble, à première vue, une méthode simple et efficace pour perdre du poids. On se dit que l’on va pouvoir manger exactement la quantité d’énergie dont on a besoin et donc mieux contrôler son poids.

Pourtant, si cela peut fonctionner quelques semaines, cette stratégie montre rapidement ses limites. Sur le long terme, elle devient contraignante, chronophage et surtout souvent anxiogène.

Les calories ne disent rien de la qualité des aliments

Une calorie reste une unité d’énergie, mais elle ne reflète absolument pas ce que l’aliment apporte à l’organisme.

Par exemple, 100 kcal de chocolat n’ont pas le même impact qu’un bol de légumes ou qu’une poignée d’amandes. Les nutriments (fibres, protéines, graisses de qualité, vitamines…) influencent la satiété, la digestion et le métabolisme bien au-delà du simple chiffre calorique.

Se concentrer uniquement sur les calories fait souvent passer à côté de l’essentiel : la qualité nutritionnelle et la satiété naturelle.

Le corps ne fonctionne pas comme une calculatrice

L’idée « 1 calorie en moins = 1 calorie brûlée » ne reflète pas la réalité biologique. Le métabolisme s’adapte constamment :

  • en cas de restriction calorique prolongée, il ralentit pour économiser l’énergie
  • les signaux de faim et de satiété deviennent plus flous
  • la fatigue augmente, ce qui réduit spontanément l’activité physique.

Résultat : même en mangeant très peu, la perte de poids stagne souvent. Et au moindre relâchement, le corps re-stocke facilement.

Compter les calories peut perturber les sensations alimentaires

À force de se focaliser sur les chiffres, il devient difficile d’écouter ses sensations internes : faim, satiété, envie, besoin réel. Beaucoup finissent par manger « parce qu’il reste des calories » ou au contraire par se restreindre alors qu’ils ont faim.

Cette déconnexion crée souvent un cercle de frustration, de compulsions ou de pertes de contrôle ce qui peut amener à une relation perturbée avec l’alimentation, voire même des troubles du comportement alimentaires (TCA).

C’est une méthode anxiogène difficile à tenir dans le temps

Compter chaque aliment, chaque cuillère et chaque assiette demande une énergie mentale importante. Sur le long terme, cela devient épuisant.

De plus, la vie est faite d’imprévus, de sorties au restaurant, de repas en famille… C’est à ce moment la que les choses se complexifient car cela peut devenir angoissant de ne plus pouvoir compter exactement ce que l’on mange.

Il y a des journées où les apports caloriques seront plus élevés. Quelle est la solution ? Se restreindre le lendemain ? C’est la que démarre le cercle vicieux…

Finalement, personne ne devrait compter ses calories ?

Je ne suis pas totalement contre le fait de compter ses calories. Cela peut être un bon outil s’il est bien utilisé. Notamment, pour les athlètes qui doivent optimiser leurs apports pour performer pendant l’effort.

Pour une personne qui souhaite perdre du poids, cela peut être intéressant de l’utiliser ponctuellement pour avoir une idée de la quantité de calories qu’elle mange et se rendre compte de la densité énergétique de certains aliments.

Mais un rapport sain avec l’alimentation passe avant tout par une écoute de ses besoins (faim, rassasiement) et de ses envies.

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